Témoignages de chercheurs

Comprendre grâce au témoignage d'une vie, d'une carrière, d'une passion les différents étapes d'une carrière scientifique, percevoir la diversité du métier de chercheur, saisir les moments clés de l'évolution d'une discipline, rencontrer des acteurs remarquables de la recherche régionale ...

Parcours de chercheurs

Parcours de chercheurs

Les Parcours de chercheurs sont des histoires de recherche de scientifiques dans différents domaines (astronomie, génié électrique, robotique, météorologie, géographie, chimie, ...). Des vidéos, des textes, des animations, des photos d'instruments illustrent l'évolution de leur carrière et de leurs activités au cours du 20e siècle. En voici ci-dessous des extraits vidéos.

Parcours de chercheurs

L'ultrafiltration de l'eau par fibres creuses - Une aventure toulousaine

Par Philippe Aptel, directeur de Recheche au CNRS

En traitement des eaux, une rupture technologique s'est produite fin des années 80. C’est la mise au point d’un produit - une membrane de géométrie fibre creuse, et  d’un procédé - ultrafiltration frontale couplé à des lavages hydrauliques séquentiels-  pour clarifier et désinfecter les eaux. Ces innovations résultent à la fois de travaux de recherches menées au laboratoire de Génie Chimique du CNRS  à Toulouse qui n’avaient pas, à l’origine, une telle finalité et de la volonté de la Lyonnaise des Eaux de rompre avec les technologies classiques afin de sécuriser la qualité des eaux de consommation.

Ce film, c’est l’histoire d’une recherche fondamentale libre qui a débouché sur des produits et procédés utilisés partout dans le monde et cela grâce  à la volonté d’un industriel et d’un chercheur. C’est  une démonstration qu’un travail,  mené pour améliorer nos connaissances, peut, un jour, donner des applications pratiques non prévues. C’est encore la preuve pour l’industrie, de la nécessité de suivre le travail des scientifiques afin de pouvoir innover.

Parcours de chercheurs

Professeur émérite de l'Institut de mécanique des fluides de Toulouse, spécialiste des écoulements turbulents et des mélanges, Henri-Claude Boisson a mené toute sa carrière à l'Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse. Ses recherches se sont développées en aéro et hydrodynamique. Il se consacre, à la mesure, la visualisation et la modélisation numérique. Enrichi par ses recherches fondamentales sur la turbulence et la rhéologie, il oriente une partie de ses activités vers des applications industrielles. Il instaure, notamment, des collaborations en génie des procédés. Responsable de janvier 1996 à mai 2003 du groupe "Écoulements Monophasiques Transitionnels et Turbulents ", il devient directeur adjoint de l’Institut à partir de février 2004. Soucieux de susciter l’intérêt de la jeunesse et du grand public pour les sciences, il œuvre pour la promotion de portes ouvertes animées dans les laboratoires et de nombreuses actions de communication.

Parcours de chercheurs

Professeur d’astrophysique de classe exceptionnelle à l’université Toulouse III-Paul Sabatier, Sylvie Vauclair a débuté sa carrière à la faculté des Sciences de Paris comme assistante. Un CAPES de Physique en 1968 sera suivi d’un doctorat de troisième cycle en 1971, puis d’un doctorat d’état en Astrophysique en 1975 où elle devient maître-assistante à l’université de Paris 7. Nommée professeur à l’université Toulouse III-Paul Sabatier dès 1981, elle mène en parallèle travaux de recherche, enseignement, encadrement de doctorants, mais également de très nombreuses opérations de communications auprès du grand public. Spécialiste de la formation et de l’évolution des éléments chimiques dans l’Univers, elle s’intéresse en particulier aux phénomènes des oscillations du soleil et des étoiles ainsi qu’aux exoplanètes. Elle participe actuellement à la mission spatiale CoRoT. Avec plus de 150 articles scientifiques et de nombreuses actions de vulgarisation, Sylvie Vauclair cumule les prix et distinctions reconnus non seulement auprès de la communauté scientifique, mais également auprès du grand public.

Parcours de chercheurs

Gérard Coupinot, astronome émérite à l'Observatoire du Pic du midi, a débuté sa carrière de chercheur à l’Institut d’Astrophysique de Paris sous la direction d’Evry Schatzman en 1965 alors qu’il était assistant du professeur Jean Rösch à l’Université Pierre et Marie Curie. En 1974, après son doctorat, il est nommé responsable scientifique du télescope Bernard Lyot à l’observatoire du Pic du Midi où il effectuera l’ensemble de sa carrière. Spécialiste du traitement d’images, il travaille essentiellement sur les capteurs et les détecteurs numériques, notamment à travers l’observation de la distribution de la lumière, mais également sur les processus d’amélioration de la qualité des images. Il participe depuis 1993 au partage du site du Pic du Midi entre la recherche et l’ouverture au public dans le cadre du plan PIC2000 proposé par Michel Blanc alors directeur de l’observatoire. Très motivé par l’action pédagogique, il se bat pour faire du Pic un instrument au service des enseignants du primaire et de leurs élèves.

Parcours de chercheurs

Chercheur en génie électrique, Professeur émérite de l'Institut National Polytechnique de Toulouse, Jean Faucher a consacré une partie de son activité de chercheur à l'étude du traitement de l'information pour la modélisation, la surveillance et le diagnostic des machines électriques. Par goût et grâce, notamment, à son expérience passée d'expatrié, Jean Faucher a été chargé des relations internationales de l'INPT. Les machines à réluctance variable ont été l'objet principal de son doctorat d'Etat soutenu en 1981. Durant 13 ans, il a été, au sein du Laboratoire LEEI de l'ENSEEIHT, responsable du groupe de recherche sur la commande par calculateurs des ensembles machines-convertisseurs. Au cours de sa carrière, il a, par ailleurs, présidé le jury de l'agrégation de Physique Appliquée.

Parcours de chercheurs

Récits de vie - Programme de recherche PATOUS

Patrimoine immatériel du Toulouse scientifique moderne

Les objectifs

Le projet PATOUS (PATrimoine TOUlousain Scientifique) vise à constituer une mémoire orale de l’activité scientifique toulousaine des années 1960-1990. Il s'agit de réaliser une série d'entretiens de témoins ayant participé à la dernière grande transformation du système scientifique toulousain. Les entretiens menés tout au long du projet constitueront un patrimoine immatériel à conserver en parallèle du patrimoine matériel inventorié depuis 2004. En développant ce projet aujourd'hui, nous espérons impulser une dynamique régionale de recherche sur l'histoire scientifique contemporaine et enrichir le débat public en apportant une dimension historique aux activités de culture scientifique et technique.

Grâce à la mémoire constituée par le programme de recherche, nous allons dans un deuxième temps générer et mettre en ligne des ressources vidéo, radiophoniques, iconographiques et des articles journalistiques

 

Les enjeux scientifiques

Institut de calcul numérique - Faculté des sciences de ToulouseL’éclatement et l’expansion de la démarche patrimoniale ont logiquement conduit à explorer l’ordinaire des pratiques. Les lieux et les individus prennent désormais place dans une interrogation générale sur les savoirs, les savoir-faire et leurs modes de transmission. Le saisissement du patrimoine se fait de plus en plus par le récit de vie dont on estime qu’il est seul capable de rendre compte du chatoiement patrimonial et de l’ensemble de ses dimensions en restituant par l’expérience vécue non plus seulement le texte du patrimoine (son contenu, ses axiomes, ses objets) mais également sa texture : l’élaboration d’une mémoire, la mise en évidence de la dimension affective (le patrimoine, c’est aussi ce à quoi l’on tient). Ce déploiement de la patrimonialité concerne également les institutions du monde de la recherche scientifique et technologique : les laboratoires de sciences « dures », les universités, les écoles d’ingénieurs, les instituts polytechniques. L’évolution rapide des sciences laisse peu de temps à un processus de patrimonialisation classique.

La méthodologie

Fort de ses compétences et de sa complémentarité, le groupe de recherches se propose donc de participer à la constitution d’un patrimoine du Toulouse scientifique moderne. Il s’agira donc d’élaborer les formes concrètes de cette constitution, c’est-à-dire mettre au point des outils spécifiques (le recueil de récits de vie et la grille interrogative qui le sous-tend), un cahier des charges (identification des personnes-ressource, collecte et/ou repérage d’objets et d’archives sans qu’elle soit un retour au patrimoine ancienne mode, mais en vue de restituer l’environnement sensible d’un témoignage). Nous engagerons également une réflexion autour des enjeux et des problèmes posés par cette mise en patrimoine.

1960-1990

 

Colonne du microscope à très haute tension - Laboratoire d’optique électronique La période qui fera l’objet de l’opération est celle du développement de l’université de masse, avec ses campus (Rangueil, L’Arsenal, le Mirail) modifiant la ville en profondeur, celle de la décentralisation à Toulouse de plusieurs écoles du domaine aéronautique (ENSICA, ENAC, ENSAE), ainsi que la création des grands centres du CNES, de MétéoFrance et de l’ONERA, en partie

à l'origine du développement économique fondé sur les hautes technologies, et enfin le développement de grands laboratoires du CNRS (LAAS, IRIT, IPBS, etc.). Il s’agit de la dernière grande transformation du paysage scientifique toulousain, après la période du début du siècle et la création des instituts techniques de la faculté des sciences. La collecte de témoignages d’acteurs de cette période permettra de constituer une mémoire orale de ces moments clés du développement de l'excellence scientifique régionale et ainsi de disposer des éléments nécessaires à l'étude de l'histoire économique, scientifique, mais également culturelle de Midi-Pyrénées.

 

Partenariats

Au sein du Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires de l'Université de Toulouse II Le Mirail, ce projet est sous la direction de Nicolas Adell du Centre d'anthropologie sociale qui accueille Jérôme Lamy, post-doctorant pour 2 ans. Le travail en cours s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris par la mission de sauvegarde du patrimoine scientifique et technique contemporain de Midi-Pyrénées de l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées et dans divers travaux de recherches socio-historiques antérieurs menés à l'Université Toulouse – Le Mirail par Michel Grossetti.

 

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encadré

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chef de projet mission PATSTEC M-P
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