Missions

Vocation

L'établissement a pour missions :

En matière d'enseignement doctoral et de recherche :

  • de coordonner les études doctorales,
  • de valoriser les activités de recherche,
  • de promouvoir la visibilité, l'attractivité internationale et l'accueil des étudiants et chercheurs étrangers,
  • de développer des projets de formation, de recherche, de documentation et d'édition transversaux et/ou pluridisciplinaires,
  • de mutualiser des activités pour améliorer le service public universitaire.

L'établissement a notamment vocation à permettre :

  • la délivrance du doctorat par les établissements fondateurs sous le label unique "Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées",
  • la signature scientifique unique des publications,
  • l'harmonisation des pratiques,
  • la participation à la répartition des allocations doctorales,
  • le développement de la préparation des doctorants à l'insertion professionnelle,
  • le développement de nouvelles formations transversales et à vocation internationale au niveau master ou doctorat,
  • le soutien aux projets de formations entre les membres fondateurs et associés.

En matière de gestion d'équipements et de moyens :

  • de mettre en œuvre des projets communs à tout ou partie de ses membres dans les domaines entrant dans leurs missions,
  • de développer en commun la validation des acquis de l'expérience,
  • d'avoir une politique mutualisée des achats.

En matière de vie étudiante et sociale :

  • d'organiser de manière mutualisée l'orientation des étudiants,
  • d'accompagner les étudiants étrangers dans leur parcours d'études,
  • d'améliorer les services universitaires en faveur des étudiants.

Chiffres clés

Données 2016

Établissements

  • 4 universités dont 1 Institut National Polytechnique
    regroupant 6 écoles
  • 1 Institut National Universitaire
  • 12 écoles d'ingénieurs et écoles spécialisées
  • 6 organismes de recherche nationaux présents sur le site

Étudiants

100 000 étudiant(e)s :

  • 57% d'étudiantes et 43% d'étudiants
  • 29,9% de boursiers-ères
  • Répartition par niveau d'études :
    • Cycle ingénieur 9,2%
    • Licence 42,8%
    • Master 22,1%
    • Doctorat 6%
    • Autres 19,9% 
  • Étudiant(e)s étrangers(ères) : 16 670 dont 12,8% inscrits dans le cadre d'un programme d'échange

Diplômes

32 460 délivrés en 2015-2016

5 grands domaines d'études répartis sur tous les niveaux de la formation post-bac :

  • Sciences - Technologie - Santé
  • Droit - Économie - Gestion
  • Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives
  • Sciences humaines et sociales
  • Arts - Lettres - Langues

Recherche

  • 143 Unités de Recherche
  • 15 écoles doctorales couvrant l'ensemble des disciplines
  • 913 thèses obtenues en 2015-2016

Personnels

  • 17 000 personnels dont 6 900 personnels administratifs et techniques

Rapports d'activité

Chaque année au printemps l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées publie en version papier et électronique un rapport d'activité retraçant les réalisations clés de l'année civile écoulée.

 

Découvrez le rapport d'activité UFTMP 2016

L'édito,

Par Philippe Raimbault,
Président de l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées

 

Reconstruire une ambition partagée

L’année 2016 reste d’abord celle d’un choc pour la communauté
universitaire toulousaine : celui de la perte de l’IDEX en avril.
Après un nécessaire temps de maturation face à la mise en cause
par le jury du modèle fédéral choisi pour structurer notre site, le
deuxième semestre, a pour sa part, été marqué par une mobilisation
d’ampleur dans les établissements pour permettre un rebond.


Une réflexion nourrie par les comparaisons avec les sites lauréats a permis d’avancer
progressivement dans l’élaboration d’un projet d’université intégrée, formalisé dans une
feuille de route adoptée par chacun des conseils d’administration en janvier et février.
Ce document traduit une ambition nouvelle qui prend en compte les évolutions du contexte
universitaire national – et notamment les multiples fusions et/ou restructurations qui se
déroulent dans la plupart des métropoles – et son internationalisation croissante. Il vise à
construire un prototype d’établissement original, permettant de prolonger la coopération
efficace qui existe déjà entre universités, grandes écoles et organismes nationaux de
recherche. En l’absence d’un modèle existant, l’enjeu est donc de taille et complexe.


Le souffle d’un nouveau projet a d’ores et déjà convaincu le Commissariat Général
à l’Investissement qui a accepté la possibilité d’un retour devant le jury international pour
le défendre et ainsi reconquérir l’IDEX. Les faits donnent donc corps à l’expression
de Saint-Exupéry pour qui « échouer, c’est avoir l’opportunité de recommencer de manière
plus intelligente ». Il nous appartient désormais de concrétiser collectivement ce projet afin
de permettre à l’Université de Toulouse de répondre aux nombreux défis qui se présentent
à elle pour valoriser son potentiel scientifique et pédagogique.

 

Rapports d'activité 2008 à 2015

 

Plaquettes

 

Histoire de l'Antiquité romaine à 1968

Par Patrick FERTÉ, Historien à l'Université Toulouse - Jean Jaurès

Un pôle d'excellence depuis l'Antiquité romaine

 

L'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées fut de longue date un pôle d'excellence. « Paris pour voir, Lyon pour avoir...et Toulouse pour apprendre », proclamait un vieux dicton ! On pourrait en effet remonter à l'Antiquité romaine où elle rayonna dans l'Empire au point d'être surnommée la « cité palladienne » : elle forma jusqu'au Bas-Empire cadres administratifs et rhéteurs ; l'empereur Auguste lui-même y fit étudier deux de ses neveux.

Deuxième université en France, après Paris

 

Mais l'université au sens classique prend racine au Moyen-Age, à l'issue du conflit douloureux contre les Cathares : le Traité de Paris (12 avril 1229) qui conclut la Croisade des Albigeois entre (saint) Louis IX et Raymond VII impose aux vaincus un studium generale, bientôt consacré par le pape Grégoire IX et doté de quatre facultés, de droit, prépondérante jusqu'au 20e siècle, de théologie, de médecine et des arts libéraux. Conçue au début comme outil de normalisation religieuse mais réconciliée ensuite avec l'élite languedocienne, l'université de Toulouse, la deuxième créée en France après Paris, prend son essor intellectuel jusqu'à rivaliser sur plusieurs plans avec la capitale : ainsi sa faculté de Droit romain devient vite le haut lieu de formation des jurisconsultes et la pépinière des conseillers de la monarchie et de ses grands diplomates; d'autant mieux que l'enseignement du droit civil restera interdit à Paris jusqu'en 1679.

Marranes, portugais, espagnols, catalans... et réfugiés irlandais sont accueillis à l'Université de Toulouse

 

À la Renaissance, ses facultés participent à la floraison de l'humanisme, par ses maîtres ou par ses étudiants venus de tout le royaume et même au-delà : son renom dépasse en effet les frontières. Elle exerce alors, et gardera, une forte attraction transpyrénéenne, drainant dans ses chaires ou sur ses bancs, nombre de marranes, portugais, espagnols, catalans surtout, et ce jusqu'au milieu du 18e siècle. Dans le cadre de la contre-Réforme, elle accueille et forme toute une colonie de réfugiés irlandais grâce à son collège des « Hibernois » créé sous Louis XIV (1659).
Si les 17e et 18e siècles sont moins glorieux, à l'image de l'atonie générale des universités de l'Ancien régime, Toulouse reste pourtant la deuxième université du royaume par ses effectifs. Sa faculté de médecine, discrète jusque là et plutôt inhibée, est malgré tout la seule dans le Midi de la France à endiguer le quasi-monopole médical de Montpellier, tandis qu'une École de chirurgie (1762), alors para-universitaire,  montre la voie de la médecine future.
Supprimées au cours de la Révolution (1793), les facultés sont ressuscitées et remodelées  par Napoléon Ier à partir de 1804 selon une quadripartition similaire, avec la même prépondérance du droit grâce auquel Toulouse maintient son rang de deuxième population juridique de France.

L'après Mai 68 : une évolution radicale

 

Ce n'est qu'après la Deuxième Guerre Mondiale, et plus encore après Mai 1968 et la loi Edgar Faure, que l'université évolue radicalement dans son organisation, ses effectifs (enfants du baby boom), ses missions (diversification des filières) et ses implantations : la médecine et la pharmacie, établies depuis 1837 sur les Allées Jules-Guesde autour de leur Jardin botanique, rejoignent la faculté des sciences en un grand pôle scientifique (Université Paul Sabatier) sur le site de Rangueil. Les lettres et sciences humaines, devenues premier effectif étudiant, abandonnent également le centre ville, les bâtiments de la rue Albert-Lautman et la cohabitation explosive avec les juristes et s'implantent dans le quartier neuf du Mirail (1971). Seule, la faculté de droit et sciences économiques, rassemblée avec ses différents instituts en une Université des Sciences sociales (1968), reste fidèle au site traditionnel intra muros qu'elle occupe depuis la Renaissance et qu'elle étend et modernise dans le quartier de l'Arsenal, annexant plus tard les locaux de la Manufacture des Tabacs. 
En savoir plus : découvrez Et Toulouse pour apprendre : Sept siècles d'histoire de l'université de Toulouse 1229-1969publié aux Presses Universitaires du Mirail. Marielle Mouranche. 2010.

encadré