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08/11/2019 - 14:43

Allée Matilda : pour la juste place des femmes dans la recherche

Allée Matilda : pour la juste place des femmes dans la recherche

 
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L'Allée Matilda a été inaugurée Vendredi 27 septembre 2019 en présence de Philippe Raimbault, président de l'Université fédérale Toulouse Midi, Françoise Ampoulange, maire de quartier (Saint-Michel, Le Busca, Empalot, Saint-Agne) et Francis Grass, conseiller métropolitain de Toulouse Métropole, adjoint au maire, en charge de la culture.

 

 

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Cette allée Matilda accueille le Quai des savoirs et  l’Accueil-Welcome Desk de l'Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées : un espace dédié aux étudiants pour faciliter leurs démarches au moment de leur installation et leur intégration sur le site de l’académie de Toulouse. L'Accueil - Welcome Desk a accueilli depuis son ouverture en 2015 plus de 230 000 étudiants. Il est ouvert toute l’année (c’est le seul en France) pour tous les étudiants, français et étrangers avec présence permanente de la Caf, du Crous, du rectorat et de la préfecture de haute Garonne et une présence ponctuelle de la CPAM. C’est aussi un lieu d’accueil pour les chercheurs.
L'Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées bénéficie du label Bienvenue en France, délivré par Campus France, et du label Euraxess.
 

L’effet Matilda désigne le déni ou la minimisation récurrente sinon systémique de la contribution des femmes scientifiques à la recherche, dont le travail est souvent attribué à leurs collègues masculins. Matilda fait donc référence à la militante féministe américaine du XIXe siècle Matilda Joslyn Gage. Celle-ci avait remarqué que des hommes s'attribuaient régulièrement les pensées intellectuelles des femmes et leurs contributions  souvent réduites à des remerciements et bas de pages.

L'engagement de l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées

Plusieurs actions sont mises en place pour rendre aux femmes scientifiques leur juste place dans la recherche :

  • Les actions menées avec le rectorat dans le cadre du dispositif Partenaires scientifiques pour la classe (ASTEP) : ce dispositif d’accompagnement en science et technologie à l’école primaire vise à promouvoir la science et les technologies de manière motivante et accessible dans les écoles. Elle mobilise pour cela des scientifiques qui viennent en appui des enseignants pour élaborer et co-animer des séances interactives. Les accompagnateurs sont des scientifiques d’horizons divers issus de l’université, d’écoles d’ingénieurs, de la recherche, du monde de l’entreprise... La grande majorité provient toutefois du milieu étudiant.
  • La diffusion culture des sciences et techniques industrielles avec des actions comme :
    • la Nuit européenne des chercheur·e·s (coordonnée à l’échelle du territoire par l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées)
    • Les cafés du Quai : chaque année, au Café du Quai des savoirs, est organisé un cycle dédié aux Femmes en sciences, en collaboration avec le CNRS et l’association Femmes et sciences.
    • Ma Thèse en 180 secondes : attention particulière portée au respect de la parité dans la sélection des candidats en finale régionale.
Un rapport sur les freins aux carrières des femmes chercheures et enseignantes-chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche en France (19 sept. 2019) réalisé par un groupe de travail composé de différents acteurs de l'ESR. (conférences d'établissements, ANR, HCERES, Femmes & Sciences, CNRS, CP-CNU...) et animé par le MESRI, a dégagé quatre grands axes de recommandation :
- remédier aux biais de sélection dans les recrutements et promotions
- garantir une meilleure articulation des temps de vie
- renforcer le développement et l'évaluation de politiques d'égalité au sein des structures de l'ESR
- inciter à la prise en compte de l'égalité femmes/hommes lors du financement des projets de recherche.
Rapport complet à lire sur le site du MESRI

Actuellement, les trois plus gros établissements du site universitaire toulousain qui concentre à eux seuls 80 000 étudiants sont tous dirigés pour la première fois par des femmes (UT Capitole : Corinne Mascala ; UT Jean Jaurès : Emmanuelle Garnier ; UT Paul Sabatier : Régine André-Obrecht). Sans oublier Toulouse Business School, dirigé depuis peu par Stéphanie Lavigne, l’INU Champollion dirigé par Brigitte Pradin et les délégations de l'Inra, de l'Inserm et de l'IRD dirigées respectivement par Michèle Marin, Armelle Barelli et Florence Morineau
Cette féminisation de la direction de l'Enseignement supérieur toulousain donnera peut-être aux jeunes filles l'envie de casser le plafond de verre.

En savoir plus :

 

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inauguration