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23/09/2021 - 12:48

[Stratégie scientifique partagée] - 6 axes transversaux

[Stratégie scientifique partagée] - 6 axes transversaux

Organisés autour de défis qui s’imposent à notre époque, ils se consacrent à des objets dont l’étude appelle une interdisciplinarité large.

Les 6 axes transversaux

  1. Changements globaux, dynamiques et protection des écosystèmes

  2. Transition énergétique et nouveaux itinéraires de la matière

  3. Aéronautique, espace et nouvelles mobilités

  4. Numérique et société

  5. Patrimoines, innovations/créations, controverses

  6. Biologie, santé, bien-être : Éco Health
     

1. Changements globaux, dynamiques et protection des écosystèmes

Axe animé par
Guillaume Bécard – LRSV ; Jacques-Eric Bergez – AGIR ; Xavier Briottet – Onera ; Nicola Gallaï – LEREPS ; Julia Hidalgo – LISST ; Catherine Jeandel – LEGOS ; David Labat – GET ; Gaêl Le Roux – EcoLab ; Marc-André Méquignon – LERASS ; Olivier Merlin – CESBIO ; Dominique Serça – LA ; Laure Teulières – FRAMESPA

Contact : strategie-scientifique.gpe1 [at] univ-toulouse.fr

Les thèmes :

  • la caractérisation des causes, des dynamiques et des conséquences des changements globaux sur la biosphère et les sociétés humaines ;
  • les recherches visant à apporter des solutions socio-économiques, politiques et techniques pour réduire ces changements et limiter leurs impacts, mais aussi éventuellement les valoriser.

Ces thèmes requièrent le développement de recherches et formations originales et interdisciplinaires approfondies pour documenter, étudier, penser et réorienter les conséquences des activités humaines sur l’environnement. Les travaux à mener s’inscrivent dans une approche complexe multi-temporelle et multi-échelles (du système Terre aux territoires et aux réseaux vivants ou sociaux). Cela demande de concilier données et observations, expérimentations en laboratoire et enquêtes de terrains, modèles quantitatifs et analyses qualitatives.
Le périmètre scientifique très riche de l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées permet de croiser des recherches à l’interface entre sciences de la planète et du vivant, sciences humaines et sociales et ingénierie et de mobiliser plus largement la contribution de tous les domaines du savoir dans une perspective résolue d’inter-sciences transformative.

L’axe 1 - changements globaux, dynamiques et protection des écosystèmes, se donne pour mission de faciliter ces dynamiques en mettant en relation les laboratoires, les institutions et les chercheurs et en étant force de proposition pour des formations, ceci pour contribuer à accompagner les sociétés à répondre aux défis multiples auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui : élaborer des stratégies d’atténuation, d’adaptation et de régulation, fonder une relation équilibrée entre les humains et l’ensemble du vivant, faire évoluer les systèmes socio-économiques et socio-techniques afin de rendre compatibles ces différents impératifs.

2. Transition énergétique et nouveaux itinéraires de la matière

Axe animé par
Stefan Ambec – TSE ; Ligia Barna – TBI ; Alexandra Bertron – MDC ; Anne-Marie Billet – LGC ; Christine Frances – LGC ; Laury Gauthier, LEFE ; Jean-Francois Georgis – LA ; Pascal Guiraud – TBI ; Romuald Poteau – LPCNO ; Jacques Py – CLLE ; Sylvain Salvador – RAPSODEE ; Bruno Sareni, LAPLACE ; Laurent Selle – IMFT ; Philippe Serp – LCC ; Étienne Snoeck – CEMES ; Marie-Gabrielle Suraud – CERTOP ; Christophe Tenailleau – CIRIMAT ; Olivier Vanderhaeghe – GET ; Philippe Villedieu – Onera

Contact : strategie-scientifique.gpe2 [at] univ-toulouse.fr

Le mode de vie des pays industrialisés est profondément ancré dans l’utilisation de matières premières et d’énergie. Ce mode de vie repose néanmoins sur un stock de ressources épuisables qui impose un changement des façons de les produire/transformer et de les consommer, selon trois conditions normatives : efficacité (technologique et économique), équité (sociale) et protection (de l’environnement et de la santé).

Sur la transition énergétique couplée à la définition de nouveaux itinéraires de la matière et, plus largement, sur la transition écologique, l’axe 2 - transition énergétique et nouveaux itinéraires de la matière, propose que se développent des recherches croisées, appuyées sur ces trois enjeux d’efficacité, d’équité et de protection. Ces enjeux doivent être analysés et pris en compte simultanément dans les recherches académiques afin que les propositions d’évolution des modes de production et d’utilisation appréhendent la complexité des processus de transition.

À travers leurs dimensions technologiques, économiques, écologiques et socio-politiques, ces questions sont sociétales : c’est pourquoi seul un programme de recherche ambitieux et audacieux, fondé sur des coopérations étroites entre différentes disciplines – l’ingénierie, la chimie, les sciences de la Terre, l’écologie, l’agronomie, les sciences du vivant et de la santé, la sociologie, l’économie, l’anthropologie, les sciences politiques… – est capable d’assurer les croisements nécessaires. L’objectif est d’enregistrer des avancées dont les parties prenantes, chargées d’organiser les transitions et de proposer de nouvelles approches dans les modes de production et d’utilisation de la matière et de l’énergie, pourront se saisir.

En savoir plus « transition énergétique et nouveaux itinéraires de la matière »  (pdf - 269ko)

3. Aéronautique, espace et nouvelles mobilités

Axe animé par
Christophe Airiau – IMFT ; Bruno Castanié – ICA ; Philippe Dugot – LISST ; Claude Estournès – CIRIMAT ; Maurice Fadel – LAPLACE ; Nicolas Gourdain – ISAE-SUPAERO ; Laurence Lavergne – IRAP ; Céline Lemercier – CLLE ; Olivier Llopis – LAAS ; Thierry Monteil – LAAS ; Estelle Piot – Onera ; Stéphane Puechmorel – ENAC ; Nathalie Spanghero-Gaillard - LERASS

Contact : strategie-scientifique.gpe3 [at] univ-toulouse.fr

L’évolution des moyens de transports (mobilité individuelle, collective, transport de marchandises et d’énergie) est indispensable pour permettre un développement de l’humanité dans un environnement sain pour l’homme, préservant le milieu vivant et la nature, tout en prenant en compte de nouveaux modes de vie. En parallèle, la zone d’influence de l’activité humaine, amenée à dépasser le cadre de notre atmosphère, a vocation à s’étendre vers la Lune et Mars pour les prochaines décennies. Dès lors, il est possible d'envisager la mobilité humaine en trois aires :

  • Immédiate : s’agissant des déplacements en zones urbaines médiés par des outils à usages individuels (vélos, trottinettes, voitures), les nouvelles mobilités naissantes dans les grandes agglomérations et l’utilisation de véhicules autonomes posent des problèmes de protection des libertés, d’acceptabilité, de communication homme-machine et d’équité entre territoires, qui pourraient être résolus en repensant l’intermodalité et l’interopérabilité.
  • Sur terre : concernant les mobilités aériennes et terrestres d’humains et de marchandises, l’écoconception et la sobriété sont questionnées avec des transports équipés de nouvelles motorisations dé-carbonées. Leurs conceptions dans le respect de l’environnement et de l’activité humaine (à l’échelle de la communauté et de l’individu) interrogent les politiques publiques sur la protection de la Terre, les actions environnementales et territoriales, d’autant qu’il est indispensable de considérer les enseignements de la crise de la COVID-19 pour projeter des solutions prenant acte de la labilité potentielle des mobilités et des usages.
  • Lointaine : à l’échelle de la planète, les constellations de satellites vont reconfigurer les télécommunications haut-débit et l’accès à l’espace sera facilité par le développement des mini et nanosatellites. Ces nouveaux objets spatiaux permettront aussi une meilleure surveillance de la terre par un contrôle permanent des changements environnementaux, naturels ou liés à l’activité humaine. Cette évolution posera toutefois des problèmes (déchets spatiaux, pollution lumineuse). Les bases spatiales imposeront de repenser l’assistance à l’homme appuyée sur des robots et des capteurs intelligents. Enfin, le voyage spatial vers Mars va proposer des défis majeurs en termes d’ingénierie, mais aussi d’adaptabilité de l’homme.

Regardant ces différentes échelles, penser la transition vers les nouvelles mobilités dans une approche centrée sur les usages et non plus seulement sur la technologie est une des clefs de son succès. En associant des chercheurs de multiples disciplines et en s’appuyant sur les forces industrielles de la région, l’axe trois – aéronautique, espace et nouvelles mobilités – s’est donné pour mission de faire émerger des questions scientifiques majeures, prenant en compte la pluralité des problématiques en jeu et ouvrant vers la nécessité d’opportunités d’innovation.
L’interdisciplinarité doit aussi être promue dans la formation universitaire et professionnelle pour préparer les futurs cadres et plus largement les jeunes générations, à mieux prendre en compte la complexité et les interconnections de notre monde de demain.

En savoir plus : Axe 3 - Aéronautique, espace et nouvelles mobilités

4. Numérique et société

Axe animé par
Christophe Baehr – Météo-France ; Aline Chevalier – CLLE ; Caroline Datchary – LISST ; Nicolas Dobigeon – IRIT ; Jean-Luc Estivalezes – IMFT ; Jessica Eynard – IDP ; Frédéric Ferraty – IMT ; Francis Filbet – IMT ; Frédérick Garcia – MIAT ; Bertrand Jouve – LISST ; Michelle Sibilla – IRIT ; Eric Suraud – IRSAMC ; Gilles Tredan – LAAS ; Élise Vareilles – ISAE-SUPAERO, Mathieu Vidal – LISST

Contact : strategie-scientifique.gpe4 [at] univ-toulouse.fr

La transition numérique est à la croisée et au fondement des changements rapides que connaît actuellement notre société. Nous observons une montée en puissance des technologies numériques en réseau qui peuplent le quotidien de nos vies personnelles et professionnelles en termes de sociabilité, de divertissement, de santé, d'éducation...
Ce phénomène influence les processus historiques, psychologiques, sociaux, politiques, économiques, environnementaux.En définitive, les technologies numériques impliquent des transformations anthropologiques, au sens de notre manière d’être et de notre rapport au monde.

Les chercheurs et enseignants-chercheurs abordent cette transition numérique selon trois types de posture, avec :

  • ceux qui conçoivent directement ces technologies (mathématiques, informatique, sciences du numérique),
  • ceux qui les utilisent pour faire évoluer leurs pratiques scientifiques et pédagogiques (quasiment toutes les disciplines, y compris artistiques),
  • ceux qui en observent les usages et les analysent (principalement les sciences humaines et sociales).

Afin que les productions scientifiques et pédagogiques de ces communautés encouragent une maîtrise responsable de la numérisation de nos sociétés, l'axe 4 - Numérique et société, vise à soutenir fortement les échanges interdisciplinaires qui permettront une approche plus intégrée du numérique en phase avec les grands enjeux contemporains. Au-delà de la production de connaissances, ces collaborations interdisciplinaires auront également un impact en matière d'enseignement et de diffusion et transmission des savoirs scientifiques et techniques au sein de la société.

5. Patrimoines, innovations/créations, controverses

Axe animé par
Nicolas Adell – LISST ; Daniel Baloup – FRAMESPA ; Pascale Château-Terrisse – AGIR ; Mylène Costes – LERASS ; Vincent Gerbaud – LGC ; Katia Jaffrès-Runser – IRIT ; Stephan Pujol – PLH ; Stefano Ugolini – LEREPS.

Contact : strategie-scientifique.gpe5 [at] univ-toulouse.fr

L’axe 5 se construit autour d’une acception très large des concepts de "patrimoines" et "d’innovations/créations" , conçus ici comme un continuum : les patrimoines sont le fruit d’innovations/créations passées et les innovations/créations s’appuient sur les patrimoines existants. Les objets de recherche concernés par l’axe 5 peuvent être provisoirement synthétisés à travers le schéma suivant :

Patrimoines, innovations / créations
  Matériel Immatériel
Échelle 'micro' Patrimoines artistiques, historiques, économiques, biologiques Connaissances, savoir faire, textes
Échelle 'macro' Paysages, territoires Réseaux, institutions, cultures
Systèmes Archives, infrastructures, connexions Bases de données, modèles, systèmes complexes
Outils Matériaux, équipements, flux Interactions, intermédiations
Dynamiques Techniques et stratégie de préservation / renouvellement
Processus d'appropriation / valorisation
Controverses

Les réflexions de l’axe s’intéressent donc aux patrimoines entendus aussi bien :

  • Comme patrimoines et créations culturels matériels et immatériels, avec les enjeux de leur préservation, leur renouvellement, leur transmission ;
  • Comme patrimoines sociaux, avec les questions de la structuration des interactions sociales, de la modélisation des systèmes complexes ;
  • À travers la régulation des processus d’appropriation de patrimoines et de génération d’innovations, avec l’enjeu de leur valorisation ;
  • Comme patrimoines naturels, patrimoines techniques, savoir-faire.

Cette liste, non exhaustive, souligne l’enjeu pour l’axe 5 - Patrimoines, innovations/créations, controverses, de devenir le lieu de dialogues et de collaborations parmi une grande diversité de disciplines, depuis les arts jusqu’aux sciences des matériaux, en passant par les sciences de l’ingénieur, l’économie ou encore les sciences médicales.

> Consultez l’appel à contributions de la journée d’études « Patrimoines, innovations/créations, controverses » du 6 juillet 2021

6. Biologie, santé, bien-être : EcoHealth

Axe animé par
Stéphane Bertagnoli – IHAP ; Louis Casteilla – Stromalab; Pierre Cordelier – CRCT; Jérôme Courduriès – LISST ; Isabelle Faurie – LPS-DT ; Pierre-Emmanuel Gleizes – CBI ; Yves Gourinat – ISAE -SUPAERO ; Maria Inês Ré – RAPSODEE; Michelle Kelly-Irving – UMR 1027 ; Denis Kouamé – IRIT ; Martine Meireles-Masbernat – LGC; Nofel Merbahi – LAPLACE ; Denis Milan – GET ; Jérôme Nigou – IPBS; Eric Oswald – IRSD ; Franck Plouraboué – IMFT; Nicolas Savy – IMT ; Dirk Schmeller – Ecolab, Florence Sordes – CERPPS ; Pascal Swider – IMFT

Contact : strategie-scientifique.gpe6 [at] univ-toulouse.fr

L’axe 6 - Biologie, santé, bien-être : EcoHealth, s’inscrit dans une approche de santé globale ou EcoHealth, considérant comme intrinsèquement liées les santés environnementale, animale et humaine : chacune est fortement influencée, de façon plus ou moins immédiate, par les deux autres.

Considérant ces liens intrinsèques, trois objectifs transversaux se dégagent :

  1. Préserver la biodiversité et les ressources naturelles ;
  2. Prévenir les maladies infectieuses notamment celles d’origine zoonotique, ainsi que le développement de résistances aux antimicrobiens ;
  3. Bien vivre et bien vieillir, en traitant les urgences vitales et en prévenant l’apparition des maladies chroniques.

Ces objectifs intègrent tous explicitement la prise en compte de l’effet de l’exposome (ensemble des expositions environnementales de l’individu tout au long de sa vie) et la prévision d’évolution des trois santés dans un contexte de changement global.
Dans ce contexte, l'équipe suggère une prise en compte explicite du temps et de la dynamique des systèmes vivants ou naturels, en identifiant l’échelle temporelle adaptée à chaque situation : de l'instantané à la durée de la vie humaine ou à l’étendue de plusieurs générations lorsque l’on considère l'environnement et le climat.

L'équipe souhaite mettre en avant une démarche intégrée et transdisciplinaire, mobilisant les sciences exactes, humaines et de l’ingénieur. Cette dynamique se démarque des approches actuelles par son caractère holistique et systémique : holistique, car l’objet d’étude est abordé dans sa globalité, et systémique, car cet objet est pris en compte avec tout ce qui autour de lui fait système. Cette démarche contribuera à l’identification puis la mise en œuvre par la communauté toulousaine de leviers d’action majeurs, pour une préservation de la santé globale et une amélioration durable de la santé et du bien-être humain.

Consultez la présentation de l’axe 6 lors du séminaire scientifique EcoHealth du 29 janvier 2021 ( .pdf)