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20/06/2019 - 19:08

Les campus de Toulouse et sa région, des écrins pour la biodiversité

Les campus de Toulouse et sa région, des écrins pour la biodiversité

Une dizaine de potagers, des composteurs, des récupérateurs d’eau, des ruches, des prairies fleuries, un verger palissé, de l’éco pâturage, des nichoirs… Alors que les scientifiques sonnent l’alarme sur l’extinction des espèces, les universités, grandes écoles, le Crous de Toulouse et sa région agissent. Coup de projecteur à l’occasion de la journée internationale de la biodiversité sur ces éco campus.

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, les campus de Toulouse et sa région soulignent leur double engagement : faire des hectares universitaires des écrins urbains dans lesquels les écosystèmes sont préservés, et sensibiliser les étudiants et l’ensemble des personnes circulant sur les campus à la préservation de la biodiversité. Voici quelques-uns des engagements citoyens et scientifiques des éco campus de Toulouse et sa région.
 

La démarche ÉcoCampus

Pour améliorer les performances environnementales des établissements et des campus, les enjeux de développement durable des campus de Toulouse et sa région ont fait l’objet, dès 2011, d’une démarche collective Éco-Campus.

Une trentaine de référents « développement durable » des campus unissent depuis 2014 leurs idées et leurs actions au sein d’un réseau coordonné par l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées. Ils ont lancé en 2015 un concours Développement durable, avec le soutien de la Caisse des dépôts, le Crous Toulouse Occitanie, la CASDEN, l’ADEME et Tisséo.
Parmi les thèmes clés, on retrouve l’amélioration de la cohésion sociale, la mixité, l’accessibilité et la solidarité, le développement de la consommation responsable, les économies de ressources naturelles, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’écomobilité ou encore la réduction des déchets...

 

Des initiatives exemplaires

Les lauriers cerises du cloître sauvés : à l’Université Toulouse 1 Capitole, durant les travaux du cloître, les lauriers cerises ont été donnés aux personnels afin d’en assurer la préservation. Chacun a pu les replanter dans son jardin.

Un coup de fourchette pour la planète : au Crous de Toulouse Occitanie, six restaurants universitaires ont proposés de déjeuner sans viande et sans poisson le 22 mai 2019, car les choix alimentaires ne sont pas sans conséquence. Ici, l’objectif est de proposer des menus spéciaux à base de protéines végétales afin de contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre et de préserver la biodiversité. RU engagés : Le Canal, l’Insa, Toulouse INP-Ensat, Le théorème, le RU Med et l’Arsenal. #CrousRestoVert

Une pédagogie tous azimuts : sur le site universitaire d’Auch de l’École Supérieure du Professorat et de l'Éducation, les potagers et l’hôtel à insectes devraient être complétés par un jardin « pédagogique éducatif pluridisciplinaire et intergénérationnel ». Présenté au concours EcoCampus 2019 le projet intègrera une serre en dôme géodésique, une prairie fleurie, un potager pédagogique, un verger palissé, une jardinothèque et même un théâtre de verdure et un espace de Landart.

De l’agroécologie : à l’Université Toulouse III  - Paul Sabatier, depuis près d’un an, un projet collaboratif vise à apprendre et à mettre en œuvre les principes agroécologiques dans des jardins expérimentaux, tout en contribuant aux activités scientifiques et en mobilisant des compétences multidisciplinaires (agronomie, biologie, géologie, informatique, robotique, etc.)

Une appli pour découvrir la biodiversité d’un campus : à l’Université Toulouse III  - Paul Sabatier, BiodiverCity dévoile la vie cachée du campus. Cet inventaire en ligne participatif est porté par les laboratoires ÉcoLab (Université Toulouse III – Paul Sabatier / CNRS / Toulouse INP) et l’Irit (CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / INP Toulouse / Université Toulouse Capitole / Université Toulouse - Jean Jaurès), dans le cadre du projet néOCampus.

Le Tri sera top est une ressourcerie et magasin d’occasion sur le campus Mirail de l’Université Toulouse  - Jean Jaurès. Lauréat du concours Éco campus 2017, elle propose aussi depuis 2017 des réparations de vélos.
 

Des jardins, des potagers, du compost

Des jardins partagés : à Toulouse INP-ENSAT et ENSIACET à l’École vétérinaire de Toulouse, à Science Po Toulouse, à l’INU Champollion à Albi, les étudiants, enseignants et associations universitaires sont formés et entretiennent des jardins, avec composteurs et hôtel à insectes. Par exemple, à  l’Université Toulouse - Jean Jaurès, deux jardins : l’un à Foix et l’autre sur le campus Mirail. Avec l’aide de l’association des étudiants de Foix, l’Oeuf, et de l’association C’est dans ma nature, le jardin participatif du campus de Foix est équipé de deux composteurs et porté par une approche zéro-phyto et de l’éco pâturage. (Un projet du concours EcoCampus 2019)

Des composteurs : à l’ISAE-SUPAERO, près de 50 personnes utilisent le composteur installé sur le campus, dont le compost est ensuite donné aux espaces verts. À l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, quatre composteurs permettent de valoriser une partie des biodéchets du campus : épluchures, marc de café, cartons bruns… À Toulouse INP-ENSAT, le compost est issu des restes du RU, en complément d’un partenariat avec le Crous Toulouse Occitanie pour réduire le gaspillage alimentaire (1er RU de France à être garanti «Mon Restau Responsable»). 

Un sentier nature : à l’Université Toulouse III Paul Sabatier, une parcelle de deux hectares boisés est laissée en gestion naturelle : mares, rucher, panneaux pédagogiques… Un poumon de verdure dans le campus.
 

Des actes citoyens

Des associations naturalistes très engagées : à l’Université Toulouse III  - Paul Sabatier : Veracruz, l’association naturaliste et écologique s’implique dans des actions variées, sur ce campus et au-delà: conférences, débats, sorties nature… À Science Po Toulouse, Gaïa est aussi très active. À Toulouse INP-ENSAT, GreenSAT propose des Journées Nettoyons la nature. À l’Université Toulouse  - Jean Jaurès, l’association étudiante Sémélé anime des ateliers nature avec les Clae et centres de loisirs du quartier.

Des débats : à l’Université Toulouse Capitole, à l’Université Toulouse III  - Paul Sabatier et dans les écoles de Toulouse INP, les projections de films de recherche et développement durable sont suivies de discussions citoyennes, notamment lors du festival FReDD.

Des marchés de producteurs locaux : à l’Université Toulouse III  - Paul Sabatier, les étudiants peuvent consommer des produits locaux et bio, vendus chaque semaine sur le campus par leurs producteurs.

Des paniers bio : à Toulouse INP-ENSEEIHT, le BDD de l’école propose des paniers de fruits et légumes bio. À l’École vétérinaire de Toulouse, une AMAP propose de la viande, des légumes et fruits. À Science Po les paniers sont distribués par l’association écologique Gaia. À L’INU Champollion, l’association Envisage, en partenariat avec les BTS Gemeau de Fontlabour, a lancé Ton panier fermier, distribués par l’AFEV. À l’Université Toulouse  - Jean Jaurès, l’association étudiante Beaumarché propose un marché bio sur le campus Mirail.

D’autres installations à venir

Des ruches sur les toits des résidences universitaires : Samuel Monteil, étudiant à Science Po Toulouse, est lauréat du concours EcoCampus 2019 avec son projet de ruches sur les toits des principales cités universitaires du Crous de Toulouse : Arsenal, Chapou et Tripodes.

Des nichoirs et hôtels à insectes en vue, et plus de vélos : à l’Université Toulouse Capitole, le projet est d’installer des nichoirs et des hôtels à insectes, et développer la place du vélo sur le campus.

Une lutte écolo contre les chenilles processionnaires : à l’ISAE-SUPAERO, le projet est d’assurer une gestion équilibrée du campus, avec un potager, des nichoirs à mésanges et des abris à chauve-souris.

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