Bibliographie

Ouvrages sur le Patrimoine ou la Culture Scientifique et Technique, voici quelques idées de lecture...

Les Savoirs en partage - 1960-2012 Toulouse cité de la science

Éditions Midi-Pyrénéennes Midi-Pyrénées Patrimoine Hors-série coordonné par Nicolas Adell (maître de condérences en anthropologie à l’université de Toulouse, membre du LISST-centre d’anthropologie sociale / UMR 5193 CNRS, EHESS)

 

  "En proposant icLes savoirs en partagei un balayage des cinquante dernières années, nous souhaitons à la fois  fournir  les éléments d’un patrimoine partagé – celui d’un immense effort de recherche et de transmission scientifiques, en tant de domaines – et jeter les bases d’une réflexion collective. Les aspects essentiels des débats à venir se lisent ci-dessous entre les lignes. Ce qu’il faut trouver, ce sont des équilibres dynamiques.Équilibres entre les perspectives individuelles (ce numéro donne des exemples de très beaux parcours de chercheurs) et des programmes collectifs de plus en plus développés, entre les crédits réguliers (« récurrents ») et les appels d’offres aux effets tantôt positifs, tantôt déstabilisateurs. Équilibres entre les traditions légitimes d’établissements différents et le besoin sans cesse croissant de coordination et de visibilité. Équilibre entre reconnaissance de la qualité (« l’excellence » sans doute trop ressassée) et souci d’appuyer, mais sans saupoudrage indiscriminé, des recherches émergentes ou moins médiatisées. Équilibre à trouver, finalement, entre préoccupation démocratique et place faite aux exigences propres du travail scientifique. Ces équilibres ne sauraient se décréter ni d’en haut,  ni d’en bas. Ils ne naîtront, par contractualisation entre l’État et l’instance universitaire régionale, que d’une concertation appuyée sur une information solide. Celle à laquelle nous essayons de contribuer modestement."Bernard Seiden, éditeur

 

Le soclage dans l'exposition - En attendant la lévitation des objets

Isabel Garcia Gomez. OCIM, 2011, 142 p.

 

Étape indispensable dans la présentation des objets au sein d’une exposition, le soclage est un aspect de la préparation de celle-ci qui a été peu étudié. Après une première partie consacrée à l’étude de l’usage du socle et de ses fonctions, ce manuel pratique rassemble donc les données importantes à prévoir lors du soclage d’un l’objet. Il est destiné aux professionnels de musées concernés par la préparation des expositions et aux responsables de la conservation des objets.
Diplômée en conservation-restauration d’objets d’art, Isabel Garcia Gomez a débuté son parcours professionnel au Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren, Belgique), avant de prendre en 2010 la responsabilité du laboratoire et atelier de conservation-restauration du Musée d’ethnographie de Genève. Grâce à ses fréquentes participations à l’installation d’expositions temporaires au sein de diverses institutions, elle a pu développer un regard analytique sur les technologies de présentation des objets.
 

Et Toulouse pour apprendre - Sept siècles d'histoire de l'université de Toulouse 1229-1969

Marielle Mouranche (dir.). PUM, 2010, 199 p.

 

« Paris pour voir, Lyon pour avoir, Bordeaux pour dispendre [dépenser] et Toulouse pour apprendre ! ». Ce proverbe du XVIe siècle illustre à merveille la renommée de l’université de Toulouse, l’une des plus anciennes d’Europe. Créée par le traité de Paris en 1229, supprimée en 1793, éclatée en facultés distinctes au XIXe siècle, elle retrouve son identité juridique en 1896 jusqu’à la constitution d’universités distinctes en 1969. Cet ouvrage – qui a accompagné une exposition présentée à Toulouse de novembre 2010 à janvier 2011 – se propose de retracer la longue et riche histoire de cette institution. La vie universitaire, marquée par l’enseignement et la recherche, mais aussi par les rites et cérémonies propres à toute communauté, y occupe une place de choix. Il s’agit de mettre en lumière la place particulière de l’université au sein de la ville, dynamisée – mais parfois aussi perturbée – par la présence des enseignants et des étudiants. Le parcours s’achève avec un rappel de la longue tradition d’accueil et d’ouverture sur le monde de l’université de Toulouse, et par la présentation de trente grandes figures, connues ou méconnues, qui ont marqué son histoire.
Adossé au travail d’une dizaine de chercheurs d’horizons disciplinaires variés, cet ouvrage donne à voir près de deux cents documents originaux conservés dans des collections publiques ou privées.
 

Patrimoine scientifique et technique. Un projet contemporain

Sous la direction de Catherine Ballé, Catherine Cuenca et Daniel Thoulouze. La Documentation Française, 2010, 294 p.

 

Les évolutions rapides, multiformes et souvent brutales du monde actuel se traduisent par un intérêt inédit et omniprésent pour le patrimoine - artistique, monumental, historique, industriel, naturel, rural ou urbain, local et mondial. Or, l'engouement pour le passé lointain s'étend désormais aux traces, matérielles et immatérielles, du passé proche et du temps présent. Les questions que suscitent un tel intérêt dans le domaine des sciences et des techniques ont été abordées dans le cadre de journées d'études organisées par la Mission nationale du musée du Conservatoire national des arts et métiers dont Patrimoine scientifique et technique : un projet contemporain rend compte. À la lumière des contributions d'universitaires, de chercheurs et de professionnels, le livre offre un panorama des opérations, programmes et politiques mis en œuvre actuellement en France et en Europe. L'ouvrage suggère que la notion de patrimoine, demeurée longtemps étrangère au domaine des sciences et des techniques est devenue une valeur essentielle à la fois de leur développement et de leur inscription dans les sociétés contemporaines.
 

L’Informatique en France, de la Seconde Guerre mondiale au Plan Calcul. L’Émergence d’une science

Pierre-Éric Mounier-Kuhn, préface de Jean-Jacques Duby. Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2010, 700 p.

 

Les premiers calculateurs électroniques ont été mis en service au cours des années 1950 dans la Recherche et l’Enseignement supérieur français. Autour d’eux se sont développés des services de calcul, des enseignements et des recherches, dans le cadre des mathématiques appliquées, plus précisément de l’analyse numérique. Au cours des années 1960-1970, des spécialistes d’autres disciplines – astronomes, linguistes, logiciens, archéologues, etc. – ont été attirés par l’ordinateur, par les possibilités qu’il offrait et les problèmes inédits qu’il posait. On est ainsi passé progressivement du calcul électronique, outil au service des ingénieurs et des mathématiques appliquées, à la construction d’une discipline nouvelle, l’informatique, qui recomposait le paysage scientifique. Cette évolution ne s’est pas effectuée sans résistances ni controverses. Si en 1965 l’informatique était considérée comme une « science encore incertaine », son statut de discipline à part entière a été officialisé au cours de la décennie suivante, à l’université comme au CNRS.
 

Histoire du CNRS de 1939 à nos jours. Une ambition nationale pour la science

Denis Guthleben, préface d’André Kaspi.  Éditions Armand Colin, 2009, 480 p.

 

En 70 ans d’une histoire riche mêlant grands projets, découvertes et aventures humaines, le CNRS est devenu un acteur incontournable de la recherche internationale.

Depuis la naissance de l’organisme en 1939, c’est tout un pan de l’histoire de la science française qui est abordé ici. Mieux : c’est tout un pan de l’histoire de la France contemporaine. Car les chercheurs, les ingénieurs, les techniciens du CNRS n’ont jamais vécu dans une tour d’ivoire, hier pas plus qu’aujourd’hui : ils ont participé à la mobilisation, subi les affres de l’Occupation, rebâti à la Libération ; ils se sont investis dans la recherche fondamentale sans refuser d’en valoriser les fruits ; bon an mal an, ils ont ouvert leurs portes à de nouveaux partenaires, scientifiques, universitaires, économiques, sociaux.

Armand Colin

 

Guide juridique sur le patrimoine scientifique et technique

Réalisé par Caroline RAINETTE en collaboration et sous la direction de Marie CORNU et Catherine WALLAERT.  L'harmattan, 2008, 186 p.

 

Au cours de cinquante dernières années, les sciences et les technologies ont connu une évolution particulièrement rapide et occupent aujourd'hui une place de plus en plus importante dans nos sociétés. Les instruments scientifiques, témoignages de cette recherche et de ces innovations, sont progressivement remplacés.
La sauvegarde d'une partie de la mémoire scientifique, sous toutes ses formes (textes, archives, instruments, documents, objets de collection, etc.) a pu être assurée grâce à des initiatives individuelles ou collectives. la protection reste cependant fragile, même si un certain nombre de textes peuvent y concourir.
Ce guide, réalisé à la demande de la Mission nationale de sauvegarde du patrimoine scientifique et technique contemporain du Mudée des arts et métiers (CNAM), a pour objectif de faire un état de l'ensemble de ces règles, d'en analyser la portée et les limites, afin de sensibiliser les professionnels aux outils de protection de leur patrimoine. Il couvre l'ensemble des disciplines concernées par la constitution et la préservation du patrimoine scientifique et technique.
 

L'invention des musées

Roland Shaer. Découvertes Gallimard, 2007, 144 p

 

Au commencement était un mythe, le musée d'Alexandrie, où se perd l'origine du mot. Les "trésors" des temples antiques et des églises médiévales attestent, bien avant la Renaissance, d'une pratique de la collection. Mais c'est le XVIIe siècle, après la floraison des cabinets de curiosité, qui invente la muséographie, comme forme organisée de l'expérience. Si la monarchie s'était déjà engagée dans la conservation des œuvres d'art, c'est à la Révolution française qu'il revient de découvrir la notion de patrimoine. Le musée devient dès lors une institution. Les XIXe et XXe siècles marqueront son âge d'or. D'Alexandrie au Grand Louvre, Roland Schaer retrace une histoire des musées à travers le monde, celle de l'acquisition de biens inestimables, mais aussi celle de l'idée même de mémoire des lieux et des hommes.
 

Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences

sous la direction de Dominique LECOURT, professeur de philosophie à l'Université de Paris VII - Denis Diderot, directeur du Centre Georges Canguilhem. PUF, 2006, 1216 p.

 

Cette présentation, et sa mise en oeuvre, délimitent un espace qu'on pourrait juger hybride, mais qui en réalité appartient au projet que, depuis plusieurs années, D. Lecourt développe : celui d'une histoire générale des idées, parmi lesquelles les scientifiques auraient une place de variété au sein d'une espèce plus inclusive, celle des imaginaires humains, à la fois moraux, sociaux, religieux et techniques.

C'est pourquoi les quelque 550 entrées de ce dictionnaire rassemblent des objets (atome, virus, instrument), des concepts (énergie, structure), des notions (valence, reproductibilité), des théories (relativité, sociobiologie) appartenant aux sciences physiques et biologiques, d'autres appartenant plus spécifiquement à la philosophie (empirisme, objectivité, thémata induction), ainsi que les noms des principaux acteurs de l'histoire des sciences et de la pensée scientifique et quelques événements marquants de cette histoire (controverse Einstein-Bohr) et de son interaction avec la société (eugénisme). Chacun des articles constitue un petit essai, à la manière encyclopédique, d'autant plus dense et informé que les auteurs sont tous des spécialistes.

 

Le Patrimoine scientifique et technique contemporain. Un programme de sauvegarde en pays de la Loire

Textes réunis par Catherine Ballé, sous la direction de Catherine Cuenca et Yves Thomas. L'Harmattan - Patrimoines et Sociétés, 2005, 264 p.

 

Sous la responsabilité de Catherine Cuenca et d'Yves Thomas, un programme de sauvegarde du patrimoine scientifique et technique du XXe siècle a été réalisé dans les Pays de la Loire. Son originalité est d'associer un projet de culture scientifique et technique, un programme de sauvegarde des instruments scientifiques et des objets techniques, la présentation de témoignages de chercheurs sur la recherche telle qu'elle se fait aujourd'hui et la création d'outils multimédia (DVD-Rom et site web).
L'ouvrage rend compte de cette expérience régionale et la situe dans la réflexion plus générale des historiens sur les sciences et les techniques du XXe siècle. Cette réflexion souligne l'importance d'une approche patrimoniale à l'égard du passé récent compte tenu du développement spectaculaire des découvertes scientifiques et des innovations technologiques, mais aussi de la perte de mémoire matérielle et immatérielle de la recherche contemporaine et du malaise à l'égard du devenir technologique et de ses conséquences culturelles et sociales. Ainsi le livre explore-t-il également la notion d'usage qui accompagne désormais les études sur la diffusion des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Enfin, dans le cadre d'une mission nationale du Musée des arts et métiers, sont présentées l'extension et la généralisation de ce programme dans les autres régions en vue de contribuer à la sauvegarde du patrimoine scientifique et technique contemporain en France.

 

Sciences pour tous?

Daniel Raichvarg. Découvertes Gallimard, 2005, 128 p.

 

Comment rendre accessible le langage de la science, hermétique pour le commun des mortels ? Depuis Galilée et Palissy, pionniers d'une large diffusion du savoir, la vulgarisation a touché un public de plus en plus nombreux. D'abord réservée à une élite, la science est devenue, avec la Révolution, l'affaire de tous. L'idéologie républicaine du XIXe siècle l'a magnifiée, le siècle suivant l'a renouvelée et questionnée. Durant quatre cents ans, le dialogue entre les savants et les ignorants s'est noué dans des lieux multiples : cabinets de curiosités, expositions universelles, écoles, musées, et sous des formes toujours renouvelées : spectacles de foire, conférences, romans scientifiques, revues illustrées, jouets, pièces de théâtre, leçons de choses, films, émissions de télévision... Daniel Raichvarg, infatigable arpenteur de la culture scientifique, nous raconte l'aventure tumultueuse et féconde de la science en partage.

Découvertes Gallimard

 

"Ils observaient les étoiles" - Cinq siècles d'astronomie toulousaine

Archives Municipales de Toulouse, 2002, 255 p.

 

Cet ouvrage, édité à l'occasion de l'exposition réalisée par les Archives municipales du 21 juin au 28 décembre 2002 : "Ils observaient les étoiles, cinq siècles d'astronomie toulousaine", retrace l'histoire de l'astronomie à Toulouse - capitale languedocienne qui a su prendre dans l'étude du cosmos une stature internationale.
Vous voyagerez ainsi de la Tour des Remparts aux coteaux de Jolimont en passant par la Rue des Fleurs. Vous tournerez les pages des oeuvres rédigées par des hommes passionnés qui ont apporté leur contribution à l'écriture de l'astronomie toulousaine.