Vocation

Les PRES sont conçus comme un instrument de promotion des établissements  membres. C'est un moyen de prendre place dans la compétition scientifique internationale via des structures lisibles et visibles au plan international.

François Goulard,
ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche de 2005 à 2007

 

Les grandes missions confiées à l'Université de Toulouse concernent :

  • la promotion de la recherche et la coordination des écoles doctorales ;
  • l'accélération du transfert de technologie ;
  • la diffusion de la culture des sciences et des techniques ;
  • le développement des relations européennes et internationales ;
  • la mise en commun et la gestion d'infrastructures immobilières ;
  • l'animation et le dévéloppement du réseau de coopération documentaire ;
  • la mutualisation de moyens numériques ;
  • la mise en valeur de l'offre globale de formation ;
  • l'amélioration des services de la vie étudiante.

Données 2010

14 établissements membres

  • 4 universités
  • 17 écoles d'ingénieurs et écoles spécialisées

Nombre total d'étudiants : 94 000 environ

  • Répartition par niveau d'études : Licence (43%), Master (20,4%), Doctorat (4%), Ingénieur (8,6%), Autres (24%)
  • Étudiants étrangers : 14 564
  • 29% de boursiers
  • 1550 musiciens et artistes professionnels

Nombre total d'Unités de Recherche : 172

Nombre total de thèses soutenues par an : 781

Chercheurs de la recherche publique (Source MESR-Sies) :  6 520
 

Personnels administratifs et techniques : 6 113

Rapports d'activités

Chaque année au printemps l'Université de Toulouse publie en version papier et électronique un rapport d'activités retraçant les réalisations clefs de l'année civile écoulée.

L'Université de Toulouse aujourd'hui

Siège de l'Université de ToulouseLe Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur "Université de Toulouse" fondé par 6 établissements d'enseignement supérieur toulousains, est un Établissement Public de Coopération Scientifique créé par le décret 2007-385 du 21 mars 2007.

Téléchargez le décret portant création de l'EPCS Université de Toulouse : Decret_PRES_Univ_Toulouse_21032007.pdf
 

L'Université de Toulouse fédère aujourd'hui 17 établissements (universités, écoles d'ingénieurs, écoles spécialisées) et s'inscrit dans de nombreux partenariats.

Étapes menant à la création de l'Université de Toulouse

  1. La loi de programme du 18 avril 2006 offre aux établissements la possibilité de créer, à leur initiative, des PRES, pour fédérer les forces scientifiques à l'échelle d'un territoire.
  2. Le 22 décembre 2006 , six membres fondateurs signent la convention constitutive du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur "Université de Toulouse".

    Téléchargez la convention constitutive du 22 décembre 2006 :  ConventionConstitutive_22122006.pdf

  3. Le 8 janvier 2007, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, François Goulard, contresigne l'acte de création du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur "Université de Toulouse".
  4. Le 21 mars 2007 paraissent les décrets portant création des 9 premiers PRES dont le PRES "Université de Toulouse" sous la forme d'Établissements Publics de Coopération Scientifique (EPCS). Lire le communiqué de presse du gouvernement.

Les établissements publics de coopération scientifique

Les EPCS sont des instruments juridiques créés par la loi n°2006-450 du 18 avril 2006 et inscrits dans le code de la recherche. L'EPCS, s'il ne constitue pas le seul statut créant le PRES reste un instrument privilégié adopté au sein de l'Université de Toulouse et de nombreux autres PRES français.

L'EPCS assure la mutualisation de moyens et de compétences, notamment :

  • la mise en place et la gestion d'équipements partagés entre les membres fondateurs et associés ;
  • la coordination des activités des écoles doctorales ;
  • la valorisation des activités de recherche menées en commun ;
  • la promotion internationale du pôle.

Par Patrick FERTÉ, Historien à l'Université de Toulouse II-Le Mirail

 

Un pôle d'excellence depuis l'Antiquité romaine

L'Université de Toulouse fut de longue date un pôle d'excellence. « Paris pour voir, Lyon pour avoir...et Toulouse pour apprendre », proclamait un vieux dicton ! On pourrait en effet remonter à l'Antiquité romaine où elle rayonna dans l'Empire au point d'être surnommée la « cité palladienne » : elle forma jusqu'au Bas-Empire cadres administratifs et rhéteurs ; l'empereur Auguste lui-même y fit étudier deux de ses neveux.
 

Deuxième université en France, après Paris

Mais l'université  au sens classique prend racine au Moyen-Age, à l'issue du conflit douloureux contre les Cathares : le Traité de Paris (12 avril 1229) qui conclut la  Croisade des Albigeois entre (saint) Louis IX et Raymond VII impose aux vaincus un studium generale, bientôt consacré par le pape Grégoire IX et doté de quatre facultés, de droit, prépondérante jusqu'au 20e siècle, de théologie, de médecine et des arts libéraux. Conçue au début comme outil de normalisation religieuse mais réconciliée ensuite avec l'élite languedocienne, l'université de Toulouse, la deuxième créée en France après Paris, prend son essor intellectuel jusqu'à rivaliser sur plusieurs plans avec la capitale : ainsi sa faculté de Droit romain devient vite le haut lieu de formation des jurisconsultes et la pépinière des conseillers de la monarchie et de ses grands diplomates; d'autant mieux que l'enseignement du droit civil restera interdit à Paris jusqu'en 1679.
 

Marranes, portugais, espagnols, catalans... et réfugiés irlandais sont accueillis à l'Université de Toulouse

À la Renaissance, ses facultés participent à la floraison de l'humanisme, par ses maîtres ou par ses étudiants venus de tout le royaume et même au-delà : son renom dépasse en effet les frontières. Elle exerce alors, et gardera, une forte attraction transpyrénéenne, drainant dans ses chaires ou sur ses bancs, nombre de marranes, portugais, espagnols, catalans surtout, et ce jusqu'au milieu du 18e siècle. Dans le cadre de la contre-Réforme, elle accueille et forme toute une colonie de réfugiés irlandais grâce à son collège des « Hibernois » créé sous Louis XIV (1659).
Si les 17e et 18e siècles sont moins glorieux, à l'image de l'atonie générale des universités de l'Ancien régime, Toulouse reste pourtant la deuxième université du royaume par ses effectifs. Sa faculté de médecine, discrète jusque là et plutôt inhibée, est malgré tout la seule dans le Midi de la France à endiguer le quasi-monopole médical de Montpellier, tandis qu'une École de chirurgie (1762), alors para-universitaire,  montre la voie de la médecine future.
Supprimées au cours de la Révolution (1793), les facultés sont ressuscitées et remodelées  par Napoléon Ier à partir de 1804 selon une quadripartition similaire, avec la même prépondérance du droit grâce auquel Toulouse maintient son rang de deuxième population juridique de France.

 

L'après Mai 68 : une évolution radicale

Ce n'est qu'après la Deuxième Guerre Mondiale, et plus encore après Mai 1968 et la loi Edgar Faure, que l'université évolue radicalement dans son organisation, ses effectifs (enfants du baby boom), ses missions (diversification des filières) et ses implantations : la médecine et la pharmacie, établies depuis 1837 sur les Allées Jules-Guesde autour de leur Jardin botanique, rejoignent la faculté des sciences en un grand pôle scientifique (Université Paul Sabatier) sur le site de Rangueil. Les lettres et sciences humaines, devenues premier effectif étudiant, abandonnent également le centre ville, les bâtiments de la rue Albert-Lautman et la cohabitation explosive avec les juristes et s'implantent dans le quartier neuf du Mirail (1971). Seule, la faculté de droit et sciences économiques, rassemblée avec ses différents instituts en une Université des Sciences sociales (1968), reste fidèle au site traditionnel intra muros qu'elle occupe depuis la Renaissance et qu'elle étend et modernise dans le quartier de l'Arsenal, annexant plus tard les locaux de la Manufacture des Tabacs.