Découvrez les outils et les ressources dont vous aurez besoin pour vous engager dans le processus de valorisation dès les premières étapes de votre projet de recherche !

Avant même d'envisager la valorisation de ses résultats et dès le lancement d'un nouveau projet de recherche, il est important de consigner dans un cahier de laboratoire l'avancée quotidienne de ses travaux.
Le cahier de laboratoire est un outil retraçant le processus inventif. Il peut se révéler être un excellent atout juridique pour prouver une antériorité voire être une très bonne base pour la rédaction d'un brevet...
Il permet principalement de :
Concrètement, c'est un cahier sur lequel le chercheur consigne ses travaux, au jour le jour. Chaque cahier possède un numéro unique. Y figurent également le nom de l'utilisateur, le nom du propriétaire et un espace en bas de chaque page (numérotée) pour dater et signer.
Vous pouvez en commander en contactant le 05.34.41.35.35
Les cahiers sont à récupérer au département Valorisation.
Pour les laboratoires de l'Université de Toulouse :
Pour les entreprises de Midi-Pyrénées :

La déclaration d'invention est le déclencheur du processus de valorisation d'une invention.
Il s'agit d'un document permettant à un employé de déclarer son invention à son employeur via son service de valorisation. C'est une obligation prévue par le Code de la Propriété Intellectuelle (art R 611-2 CPI
).
Téléchargez un modèle de déclaration d'invention : ModeleDeclarationInvention.doc
Une fois la déclaration d'invention transmise à l'employeur via le service valorisation de son établissement, celui-ci prendra contact avec l'inventeur pour rédiger un dossier de valorisation.
Le dossier de valorisation est un document décrivant l'invention. Il constitue une base écrite permettant :
Téléchargez le dossier de valorisation et ses annexes : DossierValorisation.doc
Annexe 1 - Répartition des parts inventives : DossierValorisationAnnexe1.doc
Annexe 2 - Coordonnées des inventeurs : DossierValorisationAnnexe2.doc
Annexe 3 - Description détaillée de l'invention : DossierValorisationAnnexe3.doc
Annexe 4 - Étapes de maturation à franchir : DossierValorisationAnnexe4.doc
Quelle est la meilleure protection pour votre invention ? Du droit d'auteur au certificat d'obtention végétale, déchiffrez les principales solutions.

Cette protection concerne les œuvres graphiques, dramatiques, photographiques, logiciels, œuvres littéraires, œuvres multimédias....
Les articles L112-2, -3 et -4 du CPI donnent une liste non limitative d'œuvres protégées.
La protection par le droit d'auteur concerne les droits moraux et les droits patrimoniaux.
Ce sont des droits ayant pour objet de protéger la personnalité de l'auteur exprimée au travers de son œuvre (article L121-1 du CPI).
Cela recouvre 4 droits :
Ces droits sont perpétuels, inaliénables et imprescriptibles. Cela signifie que :
Une partie de l'article L111-1 du CPI traite spécifiquement le cas des universitaires et des chercheurs fonctionnaires.
Il s'agit du droit exclusif d'autoriser et/ou d'interdire toute exploitation de l'œuvre.
On parle de droit "patrimoniaux" car ces droits permettent à l'auteur d'obtenir une rémunération en contrepartie des utilisations faites de l'œuvre.
Ce terme recouvre :
Ces droits sont cessibles. C'est à dire que l'auteur peut céder ces droits à un tiers pour les exploiter. Ces droits sont attribués exclusivement à l'auteur jusqu'à 70 ans à compter de sa mort (article L123-1 du CPI). Passé ce délai, l'œuvre appartient au domaine public et peut être exploitée sans autorisation de la part de l'auteur.
Depuis la loi du 1er août 2006, en ce qui concerne les agents publics, ces droits leurs sont attribués dans des situations bien précises.
Les œuvres sont protégées sans formalités administratives (article L111-1 du CPI), qu'elles soient créées par une ou plusieurs personnes. La protection ne coûte donc rien.
Les documents imprimés, graphiques, photographiques, sonores, audiovisuels, multimédias, quel que soit leur procédé technique de production, d'édition ou de diffusion, font l'objet d'un dépôt obligatoire, dénommé dépôt légal, dès lors qu'ils sont mis à la disposition d'un public.
Un dépôt probatoire peut également s'avérer utile auprès d'une société d'auteurs (Société des gens de lettres), d'un organisme professionnel (Syndicat national des auteurs et des compositeurs, l'Agence pour la protection des programmes), ou de l'INPI (dépôt d'une enveloppe Soleau). Cela permettra de prouver que l'auteur avait bien créé telle œuvre à une date précise.
Pour être brevetée, une invention doit :
Avant de s'engager dans une démarche de protection de l'invention par le brevet, il est prudent de vérifier qu'aucune antériorité n'affecte la nouveauté ou l'activité inventive. Le risque étant de ne pas se voir délivrer le brevet.
Toutes les inventions ne sont pas brevetables. Les découvertes, théories scientifiques, méthodes de traitement chirurgical, atteintes à la dignité de la personne humaine... sont exclues de la brevetabilité. La liste exhaustive est donnée aux articles L611-10 à -19 du CPI.
Les logiciels ne sont pas, en principe, brevetables. Cependant, ceux répondant aux critères de la brevetabilité et offrant un effet technique supplémentaire peuvent, parfois, faire l'objet d'un brevet.
Une recherche d'antériorité consiste à vérifier que l'invention n'a jamais été décrite avant, cela permet de s'assurer de la brevetabilité de l'invention et de connaitre l'état de l'art. Elle s'effectue :
Le brevet est un titre de propriété intellectuel délivré par le directeur de l'INPI. Il donne à son titulaire, votre établissement employeur, un droit exclusif d'exploitation sur l'invention.
En effet, le brevet permet d'interdire à tout tiers la fabrication, l'utilisation ou la mise dans le commerce, l'importation ou la détention du produit ou du procédé objet de l'invention. Cette interdiction est encadrée :
Une demande de dépôt de brevet doit être transmis à l'INPI (articles L612-1 à L613-28 du CPI). La demande ne peut concerner qu'une invention, ou une pluralité d'inventions liées entre elles de telle sorte qu'elles ne forment qu'un concept inventif commun. Le dossier complet comporte :
La demande peut aussi contenir des dessins, un abrégé du contenu technique de l'invention, ou des documents justificatifs.
La délivrance du brevet français n'intervient que 3 à 4 ans après la demande. Une fois déposée, la demande est examinée et fait l'objet de recherches documentaires. L'examen se déroule de la sorte :
Le brevet délivré n'est que présumé valable et est susceptible d'annulation par les tribunaux.
Téléchargez le shéma récapitulatif de la procédure d'examen : Schema de dépôt - délivrance de brevet (pdf)
Pensez à impliquer le chargé de valorisation de votre établissement tôt, il vous accompagnera dans la démarche de valorisation et appréciera si une mise en œuvre de la protection est opportune, compte tenu des coûts qu'elle engendre, et de ce que l'invention serait susceptible de rapporter.
Exemple : méthode de fabrication ; logistique de la grande distribution ; méthode d'audit d'un cabinet de consultants ; méthode d'approche commerciale d'un marché de niche...
La valeur du savoir-faire réside dans le fait qu'il est secret et qu'il procure un avantage compétitif à son détenteur par rapport à ses concurrents.
Dès lors, la valorisation commerciale, par un partenaire, d'un savoir-faire développé par un laboratoire passera par les engagements suivants :
Il peut être difficile, malgré la mise en place d'un système fiable destiné à conserver la confidentialité du savoir-faire, de conserver le secret. En effet, plus le nombre d'acteurs ayant connaissance du secret est important, plus celui-ci a de chance d'être divulgué.
Les concurrents peuvent développer indépendamment le savoir-faire et le breveter. Toutefois, le droit français reconnaît cette situation et permet un droit de possession antérieure (article L613-7 du CPI) au détenteur originel du savoir-faire : une personne de bonne foi qui est en possession de l'invention sur le territoire à la date de priorité ou de dépôt du brevet peut, à titre personnel, exploiter l'invention.
Il s'agit d'une protection civile. Elle est fondée sur la faute commise par ceux qui ont accès au savoir-faire secret par des moyens déloyaux (article 1382 du code civil). À la différence du titulaire du brevet, le détenteur d'un savoir-faire ne peut se contenter de prouver que l'un de ses concurrents dispose du même savoir-faire. La simple preuve de la reprise ne suffit pas, il faut démontrer que la reprise est fautive : le détenteur d'un savoir-faire doit prouver qu'il possédait ce savoir-faire avant son concurrent, que ce savoir-faire avait un caractère confidentiel, que les circonstances ou les moyens qui ont permis au concurrent d'accéder au savoir-faire ont été fautifs (violation d'une obligation de confidentialité).
Il s'agit d'une protection destinées aux variétés végétales applicable :
Il faudra faire un choix entre ces deux protections (en considérant l'opportunité de protéger la variété sur tout le territoire de la Communauté, et par rapport aux coûts que cela engendrerait). Il y a en effet une interdiction du cumul de la protection communautaire avec une protection nationale spécifique ou même avec un brevet.
Ces protections confèrent à leurs titulaires un droit exclusif d'exploitation de la variété protégée, c'est à dire le droit de produire, vendre ou offrir en vente et importer sur le territoire protégé tout ou partie de la plante, ou tous les éléments de reproduction ou de multiplication végétale de la variété protégée.
Les protections portent sur le produit uniquement, pas sur les procédés qui ont permis de mettre en œuvre le produit.
Cependant, l'utilisation de la variété protégée par un tiers est licite lorsqu'elle a lieu dans le but d'obtenir une variété nouvelle (c'est le "privilège de l'obtenteur").
Contrairement à la protection par le brevet, les perfectionnements apportés à la variété pourront être exploités librement.
Pour obtenir une protection par le COV, il faudra s'acquitter de redevances pour services rendus, dues à l'examen préalable, à la délivrance du titre et aux actes d'inscription ou de radiation. Il faudra également s'acquitter des redevances annuelles pour maintenir la protection sur la durée voulue jusqu'à 25 ans.
Elle dure 25 ans à compter de la délivrance du titre. La protection vaut pour le territoire communautaire et le titulaire doit s'acquitter annuellement des taxes de maintien de la protection.
Pour bénéficier de la protection en France comme en Europe, les conditions sont les mêmes.
L'objet pour lequel la protection est demandée doit être une variété "créée ou découverte". Il peut s'agir d'une variété préexistant dans la nature et que l'obtenteur a révélé, ou d'une variété créée (par la sélection et le croisement de plantes existantes par exemple). Celle-ci doit être :
En somme, la protection porte donc sur un patrimoine génétique matérialisé par une variété végétale douée de la faculté de se reproduire par elle-même à l'identique.
Le chargé de valorisation de votre établissement employeur accompagne cette étape pour :
Conventions internationales
Règlement du Conseil du 27 juillet 1994 sur le régime de protection communautaire.
Variété végétale:
Ensemble végétal au sein d'une espèce, composé de plantes présentant les mêmes caractères pour toutes les générations successives.
Variété nouvelle :
Variété qui se différencie des variétés analogues connues par au moins un caractère précis, important et peu fluctuant, ou par plusieurs caractères dont la combinaison peut lui conférer la qualité de variété nouvelle. Il s'agit d'une nouveauté absolue détruite par toute divulgation (telle une publication antérieure suffisante pour permettre l'exploitation).
Variété distinctive :
Variété qui, nettement, se distingue par un ou plusieurs caractères importants, de toute variété dont l'existence est notoirement connue.
Variété stable :
Variété stable dans ses caractéristiques essentielles. C'est à dire qu'elle reste conforme à sa définition à la suite de ses reproductions ou multiplications successives ou, éventuellement, à la fin de chaque cycle particulier de reproduction ou de multiplication.
Dénomination variétale :
Nom générique de la variété. L'obtenteur doit choisir une seule et même dénomination pour tous les pays. L'emploi de cette dénomination est obligatoire pour toute transaction commerciale, même après l'expiration de la durée du COV. Elle doit être distinctive, disponible, non déceptive et non contraire à l'ordre publique et aux bonnes mœurs.

Dans le but de tirer profit de la création que vous avez mise en oeuvre, l'une des solutions pour la valoriser est de la transférer à des partenaires industriels. En résultera deux avantages:
Il faut donc entretenir deux types de relation avec ces industriels, pour permettre une diffusion de l’innovation au public concerné :
Si ce transfert a lieu avant que la protection légale ait été acquise, vous pourrez faire encadrer cette relation par un accord de confidentialité (contactez le chargé de valorisation de votre établissement). Cela évitera que les partenaires divulguent l’innovation ou votre savoir faire, ou les réutilisent à leur compte.
Télécharger notre exemple d' accord de confidentialite

La loi du 12 juillet 1999 sur l'innovation et la recherche a assoupli le régime en faveur des agents publics. Vous pouvez vous investir dans la création d'une entreprise dans l'objectif de valoriser vos résultats.
Si vous êtes un agent public chercheur, enseignant-chercheur, ingénieur, jeune docteur ou personnel technique ou administratif, vous êtes concerné !
Vous pouvez participer, en tant que dirigeant ou associé, à la création d'une entreprise destinée à valoriser les travaux de recherche que vous avez réalisés dans l'exercice de vos fonctions. Vous conserverez alors votre statut de fonctionnaire. Un contrat devra être conclu entre vous et une personne publique ou une entreprise publique afin d'encadrer cette création d'entreprise.
Vous devez en demander l'autorisation à l'autorité dont vous relevez (votre établissement) avant la négociation de tout contrat et avant l'immatriculation de l'entreprise au RCS.
L'autorité compétente va donner son autorisation après avis de la Commission de déontologie de la fonction publique de l'État. Elle est donnée pour une période de 2 ans, renouvelable 2 fois (soit une durée maximale de 6 ans).
L'autorisation peut être refusée:
Lorsque vous avez obtenu l'autorisation vous êtes :
Vous cessez alors toute activité au titre du service public dont vous relevez. Toutefois, vous pouvez exercer des activités d'enseignement ressortissant à votre compétence dans des conditions fixées par décret. Vous pouvez également, dans ce cadre, participer au capital social de l'entreprise, sans limite.
Au terme de l'autorisation, vous pouvez être :
Dans ce dernier cas, vous mettez fin à votre collaboration professionnelle avec l'entreprise dans un délai d'un an et ne pouvez plus conserver directement ou indirectement un intérêt quelconque dans l'entreprise. Vous pouvez toutefois être autorisé à apporter votre concours scientifique à l'entreprise.