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20/08/2018 - 23:14

Objet scientifique non identifié - O.S.N.I

Objet scientifique non identifié - O.S.N.I

Certains objets ne livrent pas facilement tous leurs mystères. De forme atypique, d'une complexité déconcertante ou au contraire  d'aspect très minimaliste, incomplet parfois, sans aucun témoin pour renseigner de leur fonctionnalité...


Réponse du jeu "O.S.N.I."  de l'agenda de la culture des sciences et des techniques

Juillet - août 2018

Actinographe-Robitzsch-CST-1.jpg

Il s'agit d'un Actinographe Robitzsch
École nationale de la Météorologie (ENM)
1955

L’actinographe de Robitzsch mesure le rayonnement global (rayonnement direct du soleil et rayonnement solaire diffusé par la voute céleste).
Il a été inventé par le météorologiste allemand Max Robitzsch (1887-1952).
Il se compose d’un capteur placé sous une coupole de verre et d’un système enregistreur placé sur une platine et protégé par un carter métallique. Le système enregistreur est un cylindre muni d’un mécanisme qui le fait tourner sure lui-même en 24 heures et qui porte un diagramme gradué de 0 à 2 calories/minute/centimètre carré.
Le capteur est un thermomètre bimétallique, noirci afin de s’échauffer sous l’action du rayonnement solaire. Ce thermomètre est constitué de deux lames minces en alliages différents qui sont très légèrement courbées et soudées ensemble.
Cette lame bimétallique a la propriété de se déformer de façon linéaire avec la chaleur.
La déformation de cette lame dépend uniquement de sa température.
Celle-ci est fonction à la fois de la température de l’air et du rayonnement reçu. Afin d’éliminer l’influence des variations de température de l’air, deux autres lames bimétalliques peintes en blanc (pour les rendre non sensibles au rayonnement) sont reliées à la lame noircie.

Actinographe-Robitzsch-CST-2.jpg

Le bilame noir est relié au châssis de l’appareil par les deux bilames blancs qui sont montés pour se déformer en sens opposé du noir. Ainsi, la déformation globale du bilame noir (visible + infrarouge) est compensée par la déformation opposée des bilames blancs (infrarouge seul).

Quand il y a une variation de la température ambiante sans apport de rayonnement (ou sans modification du rayonnement reçu), les trois bilames se déforment de la même façon : l’extrémité libre demeure immobile par rapport aux extrémités fixes des lames blanches et la plume ne bouge pas.
La déflexion résultante de ces bilames est enregistrée sur le diagramme enveloppant le tambour par un stylet (plume ou feutre).
Le tambour ayant une rotation contrôlée par un mouvement d’horlogerie, c’est la courbe des variations du rayonnement global solaire qui est inscrite.