Ludovic Orlando - Projet : OURASI (A genomic, epigenomic and metagenomic perspective on the history of horse domes

Ludovic ORLANDO accueilli au sein du laboratoire d’Anthropologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse (UMR 5288) CNRS – Université Toulouse III-Paul Sabatier. Projet : OURASI (A genomic, epigenomic and metagenomic perspective on the history of horse domestication and management).

A 36 ans, Ludovic Orlando, Docteur de l’Université de Lyon, est reconnu comme un leader mondial dans l’étude du paleogénome (ADN ancien). Chercheur à l’Université de Copenhague, c’est en tant que coordonnateur d’une équipe internationale de 56 scientifiques, qu’il a mis à jour, en 2013, la plus ancienne séquence de génome jamais découverte, celle d’un cheval d’Alaska vieux de quelques 700 000 ans.

La paléogénomique est une approche pluridisciplinaire (archéologie, biologie, sciences humaines) qui s’intéresse aux processus d’adaptation des hominidés, à travers les différents contacts qu’ils ont établis, au moment du peuplement du territoire européen notamment. Il s’agit, par exemple, d’identifier pourquoi le génome de certaines populations a progressivement disparu ou comment d’autres sont parvenues à s’adapter à leur environnement.

Collaborant déjà avec les équipes du laboratoire qui l’accueille, le projet que propose de développer Ludovic Orlando, dans le cadre du programme des chaires d’attractivité de l’IDEX, repose sur les développements les plus récents dans le domaine de la génomique et de l’étude des ADN anciens. Il s’agit de retracer les modifications génomiques, épigénomiques et métagenomiques introduites au cours de la domestication du cheval et de son utilisation ultérieure. Il étudiera ainsi comment l’émergence des chariots et de la cavalerie ont transformé le comportement, la physiologie, bref, la biologie du cheval, et il comparera ces situations à des situations naturelles où le cheval a évolué en absence (ou quasi-absence) d’influence humaine, en s’appuyant sur l’analyse des chevaux du Pléistocène tardif d’Amérique du Nord et de ceux de Yakutie. Le projet représentera une contribution majeure à la compréhension du phénomène de domestication, un processus qui a changé la face de l’humanité toute entière. Il permettra en outre d’ouvrir une nouvelle phase dans les approches de biologie évolutive.

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