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© Mairie de Toulouse

Clément Sire, Directeur de recherche au CNRS © Carrefour Culturel Arnaud Bernard

Newsletter de l'Université de Toulouse

La Novela 2010

Novela

Un projet audacieux qui vient comme son nom l’indique oser le nouveau, le neuf. Une manifestation culturelle qui a l’ambition de rompre avec les idées reçues pour placer le citoyen et les « producteurs de connaissances » au cœur du projet.

La Ville de Toulouse a sollicité les établissements d’enseignement supérieur regroupés au sein de l’Université de Toulouse pour mettre en œuvre cette rencontre…oser les sciences dans les rues de Toulouse !

Les sciences à Toulouse ce sont plus de 6000  chercheurs, 100 000 étudiants, et des entreprises innovantes adossées à la recherche. Cette population porte en elle une culture que l’ensemble des toulousains ne peuvent ignorer et c’est bien là le désir de la Ville de faire de Toulouse une capitale du partage des savoirs.

Pour entamer le dialogue, un ensemble de manifestations est proposé au public ayant pour seul mot d’ordre : entrée libre !

Les universités et les grandes écoles se sont investies dans l’aventure à travers l’Université de Toulouse en s’inscrivant dans l’opération « Toulouse, Ville savante», par les « colporteurs des savoirs ». Quarante chercheurs de tous horizons, physiciens, mathématiciens, historiens, linguistes, médecins, spécialistes des arts ou de l’architecture, vont se présenter du 1er au 7 octobre dans les rues, les places publiques, les marchés de Toulouse pour évoquer des aspects insolites de leur science.

L’Université de Toulouse est  aussi présente les derniers jours de la Novela, les vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 octobre aux Allées Frédéric Mistral pour offrir aux toulousains un aperçu du patrimoine culturel engrangé et accumulé par des années d’enseignement et de recherche à Toulouse. Objets inattendus, surprenants que la Mission Sauvegarde du Patrimoine Scientifique et Technique contemporain en Midi-Pyrénées va dévoiler  aux « marchés  aux puces des savoirs ».

Portrait

Portrait de C. SireClément Sire, Directeur de recherche au CNRS ; Directeur du Laboratoire de Physique Théorique – IRSAMC (Unité mixte de recherche Université Paul Sabatier & CNRS) ; Colporteur du Savoir.

Dans ses conférences grands publics, et tout en s’attachant à conserver un langage de la vie de tous les jours, ce physicien aborde aussi bien des domaines de la physique traditionnelle (l’histoire de l’univers, la physique des mousses de savon ou de la vinaigrette, l’histoire de cette science…), que des sujets qui ont vu les méthodes de la physique rencontrer des applications étonnantes (la forme des plantes ou des fleuves, la « physique » des tournois sportifs ou du poker, la « physique » des réseaux – internet, aéroportuaire, sociaux…). Dans la vie privée, ses recherches se poursuivent notamment par la pratique de la magie, du bridge et du poker, et l’écriture de romans policiers.

Catherine Gadon : En quoi la diffusion des savoirs vers le grand public vous semble intéressante, indispensable, nécessaire ?

Clément Sire : C’est un lieu commun de dire que nous vivons dans une époque bouleversée par les avancées scientifiques et technologiques. Pourtant, les idées et concepts liés à ces avancées sont devenus, notamment en physique, d’une telle complexité, qu’un dangereux écart peut se créer entre le grand public et les acteurs de la science. La tentation du grand public : accueillir avec une méfiance mêlée d’avidité les avancées technologiques, en ignorant totalement la science fondamentale qui les a engendrées (voir le débat actuel sur les nanosciences, alors que ce domaine est en plein essor depuis au moins 30-40 ans). La tentation du scientifique : capituler devant la difficulté de partager ces concepts, et se recroqueviller dans sa « bulle », se mettant ainsi le public à dos pour non participation à la vie de la société. J’estime, qu’au même titre qu’écrire des articles scientifiques ou participer à des conférences spécialisées, le métier de chercheur implique de donner un peu de son temps pour réduire cet écart, mais aussi pour répondre à la curiosité naturelle des différents publics qu’offre la société. La meilleure façon de se lancer dans cette tâche, c’est bien sûr d’en tirer du plaisir, et de reconnaître que ces activités de vulgarisation et de diffusion scientifique sont extrêmement enrichissantes et gratifiantes pour le chercheur lui-même !

CG : Avez-vous une expérience particulière dans ce domaine et qu’apporte pour vous la confrontation avec le public non initié ?

CS : Depuis 2003, je fais une dizaine d’interventions par an, à destination de publics très divers : lycées et collèges, associations, Fête de la Science, professeurs du secondaire, universitaires d’autres domaines que le mien… Mon plus grand plaisir est d’être recontacté par des établissements scolaires ou associations auprès desquels je suis intervenu. Par ailleurs, le scientifique que je suis manie à longueur de journée des concepts très complexes. Quand vient le moment de les partager avec le grand public, un travail de dépouillage est bien sûr nécessaire, pour n’en garder que la « substantifique moelle », et trouver les mots de la vie de tous les jours pour les exprimer simplement, mais sans mentir. En fait, il m’est souvent arrivé de mieux comprendre ces concepts qui me semblaient (trop) familiers, lors de cette opération de dépouillage, en me posant moi-même des questions de « béotien », dans la peau duquel je me place un instant. À ce propos, il est extrêmement enrichissant de vulgariser des domaines dont on n’est pas du tout spécialiste (l’un de mes sujets d’intervention, très éloigné de mon champ d’expertise, concerne la cosmologie : l’histoire de notre univers). Au moment de préparer une telle intervention, je me place en même temps dans la position du scientifique vulgarisateur et de celui qui tente d’apprendre les grandes idées d’un domaine qu’il connaît très mal.

CG : Vous allez intervenir dans le cadre des colporteurs des savoirs ? Qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce qui vous séduit dans cette aventure ?

CS : J’estime que la Novela toulousaine, et en particulier l’opération « Colporteurs des Savoirs », est une excellente initiative qui élargit le champ des opérations culturelles de la Ville, permettant ainsi au public de rencontrer la science et ses acteurs, et à ces mêmes acteurs de partager leur passion. Je ne peux qu’encourager la mairie et les différents acteurs de la Novela (Université de Toulouse, Universités, EPST, écoles, entreprises privées… et bien sûr, les chercheurs) à poursuivre cette initiative dans le futur, ce qui permettra aussi de gommer ses erreurs de jeunesse, bien compréhensibles. Mon souhait : que la Novela devienne une « institution culturelle et récréative » de la Ville Rose. Ce qui me séduit dans cette aventure ? Eh bien, voir mes réponses ci-dessus.

Interview réalisée par Catherine Gadon, responsable du Service Diffusion de la Culture des Sciences et des Techniques.

Si vous souhaitez réagir vous pouvez écrire à : culture-sciences@univ-toulouse.fr

 
 

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