l’Université de Toulouse à Chongqing
Une véritable politique d’internationalisation des campus est mise en œuvre depuis plusieurs années et les Universités chinoises n’ont souvent rien à envier aux établissements français : infrastructures de qualité, laboratoires ultra-modernes, vie de campus « à l’américaine » intégrant logements et équipements sportifs. De plus, les Campus chinois se veulent très ouverts aux étudiants étrangers et les filières d’enseignement en anglais s’y développent très rapidement.
Dans ce contexte, l’Université de Toulouse a franchit le pas en passant d’une coopération riche mais atomisée avec les établissements chinois, à une antenne permanente à Chongqing, dans le Sud Ouest du pays..
Une antenne permanente
C’est une logique naturelle plus qu’une impulsion qui a guidé ce choix d’ouverture d’une antenne permanente. Quand la coopération atteint une certaine densité, il est naturel de penser à s’implanter de manière pérenne. Le renforcement de la coopération et la qualité des résultats attendus supposent une base de travail ouverte tout au long de l’année plutôt que des flux épisodiques d’enseignants chercheurs. C’est aussi pour faire la différence avec les autres établissements que l’Université de Toulouse a fait ce choix pionnier. Dans la compétition que se livrent les établissements français et européens, disposer d’une plate forme de coopération dans un pays comme la Chine doit permettre de se distinguer et d’être plus visible.
Pourquoi Chongqing ?
Le choix de Chongqing et non pas de Pékin ou de Shanghai est à la fois dicté par le passé et par l’avenir. Depuis plus de 30 ans, Toulouse et Chongqing ont tissé des liens étroits autour du jumelage des deux municipalités. Les établissements toulousains ont dès la fin des années 80 mis en place des actions de coopération très fortes avec les universités de la municipalité de Chongqing. Chongqing est également pour l’Université de Toulouse un pari sur le moyen terme ; décrétée « région spéciale » directement rattachée au gouvernement central, comme le sont également Pékin, Tianjin ou Shanghai, Chongqing connaît une croissance plus importante que la moyenne du pays. Les Universités s’y développent et grimpent dans les classements nationaux et internationaux. Toulouse est en vue, bien en vue à Chongqing.
Mais cette antenne a une compétence nationale, à l’échelle de tout le pays. Basée à Chongqing, l’équipe en place sillonnera le pays à la recherche de nouveaux partenariats avec des universités prestigieuses.
Une antenne pour quoi faire ? Les missions de l’antenne de l’Université de Toulouse à Chongqing sont de trois ordres.
- Il s’agit d’abord de travailler à la qualité des flux entrants. Toulouse accueille déjà plusieurs milliers d’étudiants chinois. L’Université de Toulouse veut, au travers de cette implantation, attirer de très bons éléments vers ses établissements et ses labos. Toute une politique de promotion, de sélection mais également de préformation à la mobilité sera mise en place dans ce cadre.
- L’Université de Toulouse souhaite également faire de cette antenne un pôle pour attirer ses propres étudiants. L’Université de Toulouse va lancer dans les mois qui viennent un chantier de mobilité vers Chongqing et vers la Chine plus généralement. Les étudiants français ont beaucoup à apprendre de cette culture millénaire et les opportunités pour eux y sont déjà nombreuses.
- Enfin, l’Université de Toulouse utilisera ce bureau pour mettre en place des diplômes franco-chinois dans des domaines variés comme l’ingénierie, le droit, les langues étrangères appliquées… Ces diplômes permettront aux étudiants chinois d’obtenir un diplôme français tout en restant dans leur pays et aux étudiants français d’effectuer une mobilité diplômante tout en vivant une expérience culturelle unique.
« Nous sommes frères par la nature mais étrangers par l’éducation » disait Confucius. L’Université de Toulouse, par cette expérience innovante veut contribuer à ce que les savoirs rapprochent les cultures. »
Contact : Laurent Grosclaude, Directeur du Département Relations Européennes et Internationales de l’Université de Toulouse – email : laurent.grosclaude@univ-toulouse.fr |